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De la fibre digestible S.V.P.!

lundi 4 octobre 2010, par Gentesse Nathalie, M.Sc., agr.

Belisle Solution Nutrition Les fourrages sont retenus dans le rumen des vaches plus longtemps que les grains. On pourrait même dire que la fibre fourragère est l’élément limitant de la digestion ruminale. C’est pourquoi toute amélioration de sa digestibilité accélérera la vitesse de passage des aliments dans le rumen et accroitra l’énergie totale ingérée par la vache.

Ainsi, pour chaque unité supplémentaire de digestibilité de la NDF des fourrages (NDFd), on observe une hausse de 0,17 kg de la consommation et 0,25 kg de lait. Le principal moyen d’améliorer la digestibilité des fourrages est de les récolter à un stade de maturité plus jeune. Des fourrages plus matures, au contraire, demeurent plus longtemps dans le rumen causant une sensation de remplissage qui réduit la consommation de la vache.

Parallèlement à ce principe, les vaches consommeront plus de matière sèche si la ration est à base de légumineuses que de graminées. En fait, même si la digestibilité de la fibre NDF des graminées est supérieure pour une maturité équivalente, l’effet de remplissage du rumen par du trèfle ou de la luzerne est moins considérable. Les particules de fibres des légumineuses sont plus fragiles et flottent moins longtemps dans le rumen. Si le temps de rétention est moins grand, la consommation sera supérieure.

 L’utilisation des enzymes alimentaires offre une belle opportunité pour améliorer la digestibilité de la ration et de la fibre des fourrages. La situation est la suivante : traditionnellement, la ration des vaches hautes productrices contient souvent plus de 50 % de concentrés. Ce sont alors les bactéries qui digèrent les grains qui prédominent dans le rumen de la vache. Or, ces bactéries produisent des acides gras volatils en quantité importante, ce qui résulte en une baisse du pH ruminal. Le milieu ruminal devient moins optimal pour les bactéries qui digèrent la fibre des fourrages d’où un ralentissement de leur travail de digestion. Certains types d’enzymes alimentaires aident les bactéries fibrolytiques à digérer une plus grande part de la fibre, augmentant ainsi l’énergie obtenue de la ration. Cette approche doit toutefois être considérée comme un complément aux efforts de récolte de fourrages plus jeunes.

Bien que les rations ne soient pas équilibrées comme telle pour la NDFd, cette mesure permet d’apprécier qualitativement la quantité d’énergie disponible dans un aliment. Une NDFd élevée indique que la vache aura besoin de moins d’énergie en provenance des grains et pourra utiliser plus des fourrages pour une production de lait donnée.


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